L'idée de cette technique est née du constat que dans le cadre de tendinopathies, des échecs successifs de cicatrisation spontanée sont responsables de pathologies durables en l'absence de manifestations inflammatoires. L'objectif est de provoquer une cascade hormonale et cellulaire susceptible de favoriser la cicatrisation (au même titre que les ondes de choc) après 45 jours. Les plaquettes agissent comme un activateur de cicatrisation.

Cette technique consiste à injecter sous contrôle échographique pour mieux viser la zone lésée, des concentrés plaquettaires riches en facteurs de croissance. Cela est possible après prélèvement de sang autologue et centrifugation permettant de séparer le plasma des cellules sanguines. Les suites de l'intervention consistent en une immobilisation par une botte de Walker pendant 3 à 6 semaines.

Le recul quant à l'efficacité de cette technique est encore faible mais les résultats semblent encourageants. Il faut cependant garder à l'esprit que cette technique est invasive malgré la iatrogénie relative de celle ci.