On considère actuellement que c'est le meilleur moyen non invasif pour traiter les tendinopathies. Les taux de satisfaction sont équivalents aux peignages chirurgicaux (+ de 75% de bons et très bons résultats cliniques) mais avec des risques secondaires moindres. Cela signifie que la chirurgie ne doit pas être proposée avant un échec de traitement par ondes de choc.

Le principe d'action repose sur l'hyperstimulation métabolique profonde des tissus, ce qui est cohérent avec la pathogénie dégénérative de la plupart des formes de tendinopathies.

En effet les ondes de choc vont agir sur deux versants :

  • le versant antalgique : en réduisant à court terme la douleur (après 1 à 2 séance) en luttant contre la néo neuro-vascularisation périphérique au tendon
  • le versant trophique : en stimulant la régénération par une hyperhémie locale qui va apporter les éléments nécessaires à la cicatrisation tendineuse

Il faut cependant respecter des précautions d'utilisation et bien poser l'indication de cette technique. L'apport échographique est intéressant.

Les indications sont les suivantes :

  • les formes dégénératives de tendinopathies (tendinoses, enthésopathies)
  • les cicatrices musculaires fibreuses
Les contre-indications :
  • les tumeurs
  • les formes inflammatoires de tendinopathies (tenosynovites, tenobursites)
  • les troubles de la coagulation
  • les cartilages de croissance chez l'enfant
  • la proximité de matériel d'ostéosynthèse

Effets indésirables

Plus un traitement est actif et plus les effets indésirables sont importants. On peut provoquer par l'application d'ondes de choc extracorporelles :

  • hématomes et ecchymoses
  • lésions cutanées
  • exacerbation de la douleur

Étude de H. de Labareyre

Voici les résultats de l'étude de H. de Labareyre réalisée depuis 11 ans sur près de 1800 patients, actualisés en octobre 2010 et publiés dans Journal de Traumatologie du Sport 28 :

Tendinopathie Nombre (total = 1779) Résultats satisfaisants (%) Nombre moyen de séances
Tendinopathie calcanéenne 594 74,7 4,4
Enthésopathie calcanéenne 156 65,4 4,7
Tendinopathie patellaire 159 62,9 4,3
Aponévrosite plantaire 384 67,7 4,5
Enthésopathie haute des ischio-jambiers 89 76,4 4,6
Epicondylite 166 59 4,6
Epitrochléite 50 54 4,8
Coiffe des rotateurs 181 70,2 4,8
Séquelles de déchirure musculaire 30 80 3,75

Ce traitement doit entrer dans le cadre d'une prise en charge globale où d'autres techniques vont venir optimiser les effets bénéfiques des ondes de choc (kinésithérapie). Il ne doit en aucun cas faire l'objet d'un soin isolé. Le rhumatologue ou le kiné qui vous demande 40 euros pour 3 minutes d'ondes de choc sans vous administrer d'autres soins est peu scrupuleux.

Le traitement par ondes de choc ne doit par être un soin isolé. Dans le cas contraire, il sera une alternative non invasive à la chirurgie