La mésothérapie

Elle consiste en des injections intra-dermiques de différents produits (anti-inflammatoires, calcitonine…). Son apport peut être un plus dans le traitement des tendinopathies, mais attention, il serait aberrant de se limiter à ce soin sans en parallèle corriger les facteurs de risque et travailler sur le versant trophique. Le médecin qui limite la prise en charge des tendinopathies à de la mésothérapie est peu recommandable.

La cryothérapie

Autrement dit la thérapie par le froid.

La littérature mentionne quasiment tout le temps ce soin dans le traitement des tendinites. Selon nous, la cryothérapie est loin d'être légitime et la première raison est qu'en réalité les tendinites n'existent pas. Nous vous rappelons que les tendinopathies sont la conséquence d'un processus dégénératif et non inflammatoire comme le sous entend le mot « tendinite ». L'inflammation, que le froid (ou cryothérapie) combat, n'en est pas la cause mais une solution de réparation.

Un autre argument est que la compliance tendineuse diminue avec le froid, et il n'est donc pas logique de glacer un tendon alors que les douleurs de tendinopathies sont moins importantes « à chaud ».

De plus, la chaleur est un paramètre qui permet d'accélérer une réaction chimique comme biochimique. C'est pour cette raison que nos cheveux et nos ongles poussent plus vite l'été que l'hiver. Glacer va donc à l'encontre de la stimulation des processus cellulaire de la régénération.

On peut cependant trouver des intérêts au glaçage : l'hypoesthésie ponctuelle et la lutte (efficace ?) contre le néo réseau neuro-vasculaire propre aux tendinopathies.

Toutefois notre parti pris est clair : il ne faut pas glacer les tendinopathies.

La thermothérapie

La thérapie par le chaud est plus logique que la cryothérapie mais semble toutefois annexe par rapport aux traitements majeurs : ondes de choc, travail excentrique...

Le K-Tape

A la mode en ce moment, l'utilisation de K-Tape est pertinente à la reprise de l'activité physique, en améliorant la circulation locale et par son effet antalgique selon la théorie du gate control. Son utilisation est également intéressante après une séance d'onde de choc par exemple pour favoriser le drainage des débris induits par cette techniques.

Les orthèses

Les orthèses telles que les bracelets epicondyliens, les sangles patellaires ou encore les talonnettes sont des éléments complémentaires au travail clinique en permettant de limiter les contraintes en traction et cisaillement au niveau des tendons.

Médecines alternatives et pseudo-sciences

De nombreux pseudo-thérapeutes (pour ne pas dire charlatans) vous garantissent une guérison par techniques reposants sur des théories invalides dont les résultats cliniques n'ont jamais été validés scientifiquement. Il est de votre droit de vous orienter vers ces thérapies à partir du moment où vous savez que c'est l'effet placebo qui prédomine. En revanche vous ne devait pas vous détourner du circuit de soins scientifiques (medecin, kiné...) pour confier exclusivement vos tendons aux médecines parallèles.